Sur Viviane Decramer

Viviane a commencé dans les années 1970 avec des peintures à l'huile, des paysages néo-expressionnistes aux tons foncés et aux couleurs terreuses, qu'elle travaillait au couteau à palette. Au fil des années, elle a évolué vers des techniques mixtes, des collages, des graphismes, des compositions d'images avec des surfaces et des contrastes de couleurs, un travail dans lequel elle recherche un équilibre entre figuratif et abstrait. Pour cela, elle utilise de l'encre, de l'acrylique et de la peinture à l'huile, souvent en combinaison avec des matériaux (exotiques) sous forme naturelle comme le papier japonais, les feuilles de bananier, selon leur structure et le moment de l'improvisation.

 

Les figures humaines qu'elle dépeint sont souvent incomplètes et déchirées, comme c'est le cas dans la vraie vie. Les gens ressemblent plus à des «fragments humains».  Les lignes sont interrompues ou «volées par le vide», remplacées par un autre fragment, qui indique la séquence des impressions et des sentiments.

 

Ses figures animales symbolisent le désir de liberté (oiseaux), la symbiose entre force primitive et élégance (taureaux espagnols). Après le tournant du siècle, son travail évolue de plus en plus dans le sens de l'expressionnisme et du surréalisme. Ces dernières années, il s'est principalement composé de graphiques et de techniques mixtes avec linogravure, collage combiné avec de la peinture à l'huile sur papier, toile ou bois.  Depuis 2015, son œuvre est complétée par des statues en terre cuite et en bronze.